Le froid se fait sentir ce matin lorsque je rejoins Jean-Christophe sur les quais du Rhône à Lyon. Comme un avant-goût de notre destination. Effectivement, après avoir jeté mes sacs dansson coffre, nous prenonsla direction du Jura.
C’est sur un parking à proximité de la grotte que nous retrouvons Tristan et Ouilliam. Un bref point sur les kits est effectué, puis nous marchonsjusqu’à l’entrée de la cavité. Il est 9h30 lorsque je prends le premier kit et équipe le P3 de l’entrée. Ensuite, j’enchaîne les deux puits suivants pour arriver au sommet du P28. Je le descends et, une fois en bas, cherche la suite… en vain. Sans doute celle-ci aurait-elle été plus simple à trouver si, comme l’indiquait la topo, j’avais pendulé huit mètres au-dessus de ma tête. Je remonte donc pour atteindre le palier où je laisse la main à Tristan à 11h.
Celui-ci équipe jusqu’au P6 avec la corde en fixe. De là, je pars comme une flèche dans la galerie qui part à droite – ce détail a son importance – avec Ouilliam. D’après le descriptif, noussommes à la recherche d’un méandre désobstrué. Justement, au bout de la galerie, un méandre très étroit avec les restes d’une bonne séance de désobstruction nous fait face. Devant cet obstacle peu engageant, une partie de pierre-feuille-ciseaux entre Ouilliam et moi s’apprête à désigner qui va se sacrifier pour passer le premier. C’est donc Ouilliam qui tente le coup… sanssuccès. Il en va de même pour moi.
À cet instant, force est de constater que ce passage ne doit pas être le bon. Nous repartons jusqu’au P6 pour aller, cette fois, à gauche dans un méandre désobstrué auquel la précédente mésaventure donne des airs de grande galerie. Après cet épisode, Ouilliam reprend l’équipement vers midi. Puis, Jean-Christophe prend en charge le dernier kit.
Pendant que celui-ci râle dans le boyau Oussama Fehmal, nous mangeons rapidement, tant que nous sommes à peu près secs, car la suite s’annonce plus humide. Effectivement, les derniers puits sont particulièrement arrosés. Enfin, au bout de la dernière verticale, la grotte s’achève sur un laminoir plein d’eau, puis sur un toboggan danslequel je m’engouffre avant de céder ma place à Ouilliam.
Je déséquipe avec lui jusqu’à la zone des puits. Tout le long de notre remontée, les sorties de puits sont sévères et nous oblige à jouer les contorsionnistes. Puis sur les dernières longueurs, Ouilliam et moi prenons deux kits chacun pour laisser les « vieux » remonter tranquillement.
Dehors, il fait nuit. Le climat est plus que glacial lorsque Tristan et Jean-Christophe refont surface à 19h. La journée s’achève sur le rangement du matériel dans une ambiance conviviale. Une chose est sûre : les étroitures de la Beaume à Bélard resteront dans nos mémoires!
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